Cyriaque Rivieyran et les Clermontais ont profité de la panne d'efficacité pour s'imposer à la Meinau. Crédits photo : CF63

Il s'agissait de la dernière échéance de ce long mois de février pour les joueurs du Racing hier soir. Les Strasbourgeois ont fini par trébucher dans leur Meinau fétiche (0-2) face à des Clermontois, auteurs d'un joli coup lors de cette journée de championnat.

Il fallait bien que cela finisse par arriver. Mis à part la lourde défaite à Troyes (4-0), le Racing réalise depuis semaines un parcours plus que satisfaisant, malgré un calendrier surchargé. Les Bleus, intouchables à domicile depuis novembre, devaient encore faire sans Khalid Boutaib sur le front de l'attaque. Thierry Laurey avait décidé de ménager certains joueurs (Vincent Nogueira et Mayoro Ndoye non retenus, Stéphane Bahoken, Jérémy Blayac et Abdallah Ndour sur le banc) comme il le fait avec réussite depuis plusieurs rencontres. Hier soir, la mayonnaise n'a malheureusement pas prise et le Racing a connu un vrai coup de mou. Il y a quatre jours déjà, les Strasbourgeois avaient craqué deux fois en première période, avant de se remettre la tête à l'endroit face à des Tourangeaux, derniers de la classe. Cela ressemblait bien à un premier signal d'alerte sur la fatigue des Bleus. Hier soir, les Strasbourgeois ont vraiment souffert. Comme habituellement, ils ont tenté de trouver la tête et le jeu en pivot de leurs attaquants. Le problème est qu'à part Baptiste Guillaume, les deux autres éléments offensifs alignés (Vincent Gragnic et Ihsan Sacko) n'ont pas vraiment le style de jeu et le gabarit idéal pour jouer de cette manière.

Corinne Diacre a, en plus, aligné une équipe avec des sacrés gaillards au milieu de terrain mettant en difficultés des joueurs comme Dimitri Liénard et Anthony Gonçalvès dans les duels, mélangés à des petits ailliers vifs pour apporter de la vitesse en attaque. Les situations ont donc été rares sur le but de Medhi Jeannin en première période. Yoann Salmier a placé une tête, bien détournée par le portier auvergnat ... à la 28ème minute. Deux minutes plus tard, les Strasbourgeois ont craqué défensivement. Yoann Salmier tarde à monter pour jouer le hors-jeu, Alex Oukidja entame une sortie puis s'arrête, et Rémy Dugimont n'a plus qu'à placer son ballon pour ouvrir le score ... Juste avant la pause, Yoann Salmier, resté en attaque, reçoit un ballon en or mais manque complètement son tir sur une occasion qui ressemblait à un pénalty ... Les Bleus retournent aux vestiaires la tête basse, alors que les Clermontois restent réunis sur la pelouse se sentant capables de ramener un bon résultat de la Meinau.

A la pause, Jérémy Blayac remplace un Vincent Gragnic transparent. S'il avait pu faire entrer tout son banc à la mi-temps, Thierry Laurey l'aurait certainement fait. Ce changement va tout de même faire évoluer la situation. Comme face à Tours, les Bleus poussent d'entrée à la reprise. Pendant vingt grosses minutes, les Clermontois sont cantonnés dans leurs 25 mètres. Les situations viennent des côtés mais les Strasbourgeois n'arrivent pas à conclure. On sent aussi que les joueurs ne jouent pas dans leur rythme habituel. Certaines attaques sont arrêtés, les latéraux n'apportent pas suffisamment de dédoublements sur les côtés et si la défense auvergnate est sous pression, elle parvient à se dégager sans trop de soucis. L'apparition de Stéphane Bahoken comme troisième attaquant à la place d'Ihsan Sacko, laisse présager une fin de match excitante. Sur trois corners à la suite, les cafouillages dans la surface auraient pu permettre aux alsaciens de mettre la balle au fond, mais ce n'était visiblement pas un bon soir. Et Medhi Jeannin a fait ce qu'il fallait sur les rares interventions chaudes de la soirée. Laurent Dos Santos, une fois de plus en grosse difficulté hier soir, laisse sa place à Abdallah Ndour pour apporter encore plus de pression offensive à vingt minutes. Mais quelques secondes plus tard, les Clermontois font le break grâce à Rémy Dugimont auteur du doublé. Un dégagement du gardien, une déviation de la tête en profondeur et un face-à-face remporté par l'ailier clermontois, le foot a l'air tellement simple... Les Strasbourgeois ne s'en relèveront pas et s'incline cette fois sur leur pelouse sur ce score de 0-2.

Amiens a également perdu hier soir devant Orléans, alors que Nîmes, Sochaux et surtout Troyes se sont contentés du partage des points. Les Bleus restent bien positionnés, en attendant Lens-Valenciennes et surtout le choc de lundi entre Reims et Brest. Place maintenant à la Coupe de France où le Racing se déplace à Avranches mercredi (18h30) pour une place en quarts de finale. Les Normands ont perdu ce vendredi à Châteauroux (2-1) et sont relégables en National avant de jouer deux matchs très importants face à des concurrents directs sur leur terrain. Pour ce qui est du championnat, prochain match à Valenciennes lundi 6 mars à 20h30.

Top 3 :

  • EtoileEtoileEtoile : Le kop : Certains ont lâché à 0-2. Mais les plus fidèles ont chanté jusqu'au bout et masqué les sifflets en fin de match. Les meilleurs strasbourgeois étaient incontestablement en tribune Ouest hier soir.
  • EtoileEtoile : L'équipe Planète Racing : Un chroniqueur disait qu'il voulait voir le Racing champion cette saison, dans l'émission d'après-match mardi (en pleine euphorie certainement). On donnait également trois raisons de croire à un succès strasbourgeois hier soir. Intéressant à relire ce matin. Chez nous, on sent les bons coups ! Forcément, on se devait d'être dans le Top 3 !
  • Etoile : Jérémy Blayac : Si aucun strasbourgeois ne mérite vraiment une présence dans le Top 3 hier soir, son entrée en jeu a permis de croire à un retour. Il a amené un vrai plus en début de seconde période et ses déviations ont été très intéressantes. Sans réussite, dommage !

 

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